Boris Marme
L’Oublié
AMANUENSIS éditions – 2026
Paris, 1872. Dans une capitale encore marquée par les ruines de la guerre, un jeune chroniqueur découvre au Palais de l’Industrie un tableau troublant : un soldat mourant dans la neige, entre l’agonie et le sursaut. À ses côtés, un couple. L’homme se crispe, disant qu’on lui a volé sa vie. C’est Théodore Larran, sergent grièvement atteint à Saint-Privat, que sa future épouse, Marie-Thérèse, a tiré des morts. Leur histoire entre alors en collision avec l’art. De cette scène naît une enquête intime : deux frères, le peintre et le soldat, et, entre eux, la lutte sourde entre vérité vécue et vérité peinte. De Paris à Bayonne, des salles du Salon aux chambres où l’on veille les malades, le narrateur remonte le fil, années après années, à l’orée d’un autre fracas de l’Histoire. Des salons de la jeune République aux campagnes du Sud-Ouest, Boris Marme compose un roman sur l’art et la filiation, sur ce que l’on efface et ce qui demeure.
L’auteur
Boris Marme
Professeur de littérature et écrivain franco-néerlandais, Boris MARME est l’auteur de trois romans. Le premier, Aux Armes, publié en 2020 aux Éditions Liana Levi, a été salué par la presse et était finaliste du Prix des Lecteurs des Bibliothèques de la ville de Paris. Il s’inspire d’une tuerie dans un lycée américain pour interroger la question de l’héroïsme et des mécanismes implacables de notre société moderne de l’information en continu et des réseaux sociaux. Le deuxième, Appelez-moi César, paru en 2022 aux Éditions Plon, est un roman noir et initiatique sur les expériences adolescentes et les jeux de pouvoir. Il est lauréat du Prix Honoré de Balzac 2022 et du Prix Horizon 2024 du deuxième roman. Son troisième roman L’Oublié paraît en mars 2026 aux éditions Amanuensis. Inspiré d’une tableau du peintre Émile Betsellère, celui-ci raconte l’histoire de deux frères dans une grande fresque historique et familiale au XIXe siècle. Boris Marme mène également d’autres projets d’écriture pour le théâtre et le cinéma ou encore en bande-dessinée. Sa première pièce Les Fleurs d’un Malentendu, inspirée de la vie de Charles Baudelaire et du procès des Fleurs du Mal, est en cours de création avec la Compagnie Harmonieuse Disposition.
Du même auteur
Appelez-moi César (Plon, 2022)
Appelez-moi César est un roman initiatique. L’histoire d’une bande de garçons partis marcher en montagne au cours de l’été 1994 et qui, de conneries en jeux de pouvoir, vont glisser peu à peu dans une spirale tragique. Pour comprendre leur groupe, il faut s’y immerger, sentir son souffle de liberté, partager sa bêtise joyeuse, se laisser happer par sa mécanique cruelle. Vingt-cinq ans après les faits, Etienne, le narrateur, exprime le besoin absolu de dire la vérité, au-delà de la version officielle, sur ce qu’il s’est passé durant cette nuit terrible au cours de laquelle l’un des gars a disparu dans un ravin. Ecrire devient alors pour lui un moyen d’exister à nouveau en dehors du mensonge et du secret. Il entend ainsi redonner à chacun la place qui lui revient, pour mieux reprendre la sienne. Il lui faut pour cela reconstituer chacune des journées qui ont précédé l’accident, car la vérité n’est pas si évidente, elle a plusieurs visages. Pour comprendre, il faut plonger dans le groupe, sentir son souffle de liberté, partager sa bêtise joyeuse, se laisser happer par sa mécanique cruelle. Etienne raconte son histoire, celle de ce gamin de quinze ans, venu de sa banlieue aisée, et qui, jeté dans l’arène de l’adolescence débridée, fasciné par la figure insaisissable et dangereusement solaire du leader Jessy, a brisé les carcans de son éducation pour devenir un autre, et tenté, au gré des épreuves et des expériences émancipatrices de rivaliser avec les autres pour s’emparer du titre de César.
Prix Honoré de Balzac 2022.
Prix Horizon 2024 du second roman.
« Dans l’atmosphère confinée d’une colonie de vacances, Boris Marme tend les filets d’un suspense psychologique très maîtrisé. » Ouest France
Aux armes (Liana Levi, 2020)
Un beau matin à la fin de l’hiver, dans les couloirs d’un établissement scolaire américain, des bruits semblables à des tirs d’arme à feu résonnent subitement. Alerté, l’officier responsable de la surveillance, Wayne Chambers, accourt sur les lieux, mais demeure figé à proximité du bâtiment, derrière la porte où semblent se produire les déflagrations. Tétanisé, il hésite à en franchir le seuil. Doutes sur la provenance des balles? sur la conduite à tenir? peur? Quand la fusillade prend fin, il n’est pas entré dans les classes où sont étendus les corps de quatorze jeunes élèves, mais déjà réseaux sociaux et chaînes d’info s’emballent: la machine médiatique affûte ses armes. Une machine au service des voyeurs de l’actualité, des donneurs de leçon et des aspirants justiciers qui entendent s’ériger en tribunal populaire et faire un sort à cet homme que rien ne pouvait préparer à devenir un héros.
«Un roman juste et nuancé qui servirait utilement de support aux cours d’instruction civique.» Le Figaro Littéraire
«Ce premier roman, impressionnant par son style alerte et très maîtrisé, offre une réflexion stimulante sur la violence.» Le Monde
«Un récit remarquablement maîtrisé.» L’Obs
«Aux armes traite un sujet connu sous un angle original.» Libération
«Un choc en forme de cri d’alarme républicain.» La Provence
«Un regard acéré sur notre société.» Paris Normandie
«Une justesse étonnante pour un premier récit.» Médiapart
«Un choc en forme de cri d’alarme républicain.» La Provence
«Ce premier roman, impressionnant par son style alerte et très maîtrisé, offre une réflexion stimulante sur la violence.»



